Texte #7 Harcèlement

<< Il faut une seconde pour appeler une fille "grosse" et toute une vie pour qu'elle se reconstruise. Pensez avant de parler. >>
~ Harry Styles
 
De ce que je vais vous parlez, c'est mon propre vécus.
 
Je n'ai jamais été une fille très ouverte, j'ai toujours été amicale, joyeuse et très souriante, mais jamais extravertie. J'ai toujours été discrète en classe et je ne parlais pas beaucoup. J'ai toujours eus trois bonnes vrais amis et le reste c'était juste des potes. Je me suis toujours sentis bien. Je n'étais pas la plus belle, mais je ne me trouvais pas horrible non plus ! Je n'étais pas maigre, mais pas grosse non plus. Je n'avais pas des beaux cheveux mais j'essayais qu'il le soit. 
Je n'avais pas confiance en moi comme mes amies. C'est vrai que j'avais du mal à répondre et à faire face aux autres, mais on ne devait pas venir me casser les noises comme on dit. 
J'étais prometteuse d'après mes professeurs. J'étais agréable et discrète d'après la direction. J'étais une fille géniale d'après mes amis. 
J'étais tout ça. 
Ils m'ont détruite.
Ils m'ont brisé et malgré tout ce que je tenterais, ce sera toujours présent. Je le sais. Je le sens au fond de moi.
Tout me parait si loin aujourd'hui... Et pourtant si prêt à la fois... 
Mon Dieu que j'ai mal rien que d'y repenser à tout ça.. 
Chaque détail je m'en souviens.
 
Mois de Septembre. 3èE. Bon sang quelle classe de merde ! Deux trois amis dans la classe, je m'en fais rapidement des nouveaux. Des garçons bien sûr ! Je n'ai jamais été proche des filles, mauvaise expérience.
 
Septembre commence et je me sens déjà mal dans cette classe, que des cancres, des personnes que je n'aime pas, avec qui je n'ai aucun délire, aucun point commun. Juste 5 personnes relèves à peu près la barre. Ma meilleure amie n'est pas avec moi, elle a de la chance elle, elle est dans une super classe. 
 
Octobre. Avec un ami on entend une rumeur idiote sur une fille de notre classe. Nous en rigolons ensemble sur un banc. 
Milieu du mois, un garçon arrive, grand, les cheveux blond foncé court. des yeux bleu givre... Il est beau. 
Il me parle. Il me demande de le rejoindre à la fin des cours derrière le collège, j'accepte sans hésitation.
 
On s'embrasse, il me dit qu'il m'aime. Je suis tellement flattée. Tellement heureuse ! Je suis pas si moche que ça finalement. Je suis même plutôt jolie si Lui me trouve jolie.
 
Plus de nouvelle. Il ne me parle plus... Il m'évite...
 
Une fille de la classe vient me parler, me dit d'arrêter de l'harceler. Je lui répond que c'est faux et lui raconte la version des faits. 
Elle me croit. Je suis heureuse de partager cela avec quelqu'un. 
Une autre fille vient me voir, on ne s'est jamais parler. Elle me demande si ça va, qu'elle se demande pourquoi la moitié de la classe me jette des regards noirs.
Je lui explique. 
Elle est sous le choque.
 
Fin octobre. Tout bascule. Les rumeurs comme quoi je suis une timbrée à amplifier, la fille à qui je faisais confiance c'est retourner contre moi. 
Je garde pourtant la tête haute. Je ne fais pas attention. Dans trois jours ça se calmera.
 
Début novembre. La fille aux cheveux blond à qui je m'étais confier sans la connaitre à raconter encore plus de ragot sur moi et là.. Tout par en couille.
 
Tout mes amis que je croyais sincère me tourne le dos. << Non mais faut comprendre je peu pas traîner avec une fille qu'on traite de pute. >>
<< Je te croyais pas comme ça. >>
<< Ta changer. >>
 
J'ai mal. Plus que trois ou quatre personnes "osent" rester avec moi. Ils sont traité à la même enseigne que moi. Mais ils s'en fiches. 
 
Papier sur la table, j'ouvre : Salope.
Papier sur la table, j'ouvre : Sale pute.
Papier sur la table, je tremble, j'ouvre : Sale chienne !
Papier sur la table, les larmes me monte aux yeux, j'ouvre : Suicide toi.
Papier sur la table, une larme roule sur ma joue, j'ouvre : Vas te pendre. 
 
Je déchires tout les papiers. Essaye de respirer correctement... J'angoisse. Je veux sortir. L'un des seuls amis que j'ai encore dans la classe vois que je vais mal. 
 
<< Madame, je crois que Lily ne se sent pas bien, je peu l'emmener à l'infirmerie ? >>
 
Elle accepte. Je prend les papier et les mets à la poubelle en sortant et on descend. Il me demande ce que j'ai. J'arrive pas à articuler et m'assois dans les escaliers. Je pleure comme jamais je n'ai pleuré. J'ai toujours parus pour une tête brûlée. Pour me faire pleurée fallais y aller car au collège je ne voulais pas passé pour une faible. Mais là. J'en peux plus. Pourquoi ? Pourquoi tant de haine.
 
Semaine suivante.
 
<< Hey ! Hey ! R'tourne toi ! Hey ! Hey ! >>
 
Je ne veux pas me retourner, je ne veux pas encore entendre une insulte. II m'énerve. Mon ami se retourne à ma place pour le faire taire car il sait que si je me retourne je vais piquer une crise de nerf.
 
<< Ferme là. 
- Dis lui que c'est une belle pute ! >>
 
Je resserre mon stylo. Je vais pas tenir le coup.
 
Tous me dises d'en parler, mais les représailles ? Je me fais bousculer dans les couloirs et traiter comme une pestiférer, ils veulent que je meurs, je ne veux pas en plus de ça me faire tabasser à la sortit des cours.
 
Sport. Je n'ose même plus faire sport et supplie ma mère de me faire un mot pour le sport. Je vois l'énervement chez le prof. Si il savait. Deux filles sont dispenser elles aussi. Ses deux pestes qui m'ont mis dans la merde. Elles sont toute deux assise au fond des gradins. Je m'assois au premier rang. Priant pour qu'elle me laisse tranquille.
 
<< Quelle pute quand même ! Et ta vu comment elle se fringue ? Pis elle est moche et elle croit vraiment qu'on la croira quand elle dit qu'il la embrassé ? C'est une chienne.
- Arrête, tu ne devrais pas dire ça dans son dos.. >>

J'écarquille les yeux, du soutiens ? Soudain des pas, elles descendent ? Non il n'y en a qu'une. La peste.
 
<< Tu n'es qu'une salope, je n'ai que du mépris pour toi, tu t'habille mal, tu es laide, tu es grosse comme une vache et j'espère bientôt ne plus voir ta sale gueule. >>
 
Un sourire s'étend sur ses lèvres tandis qu'elle remonte les gradins fière d'elle. Je retiens mes larmes et mes insultes. Je deviens pâle comme la mort et cours au vestiaire en essayant d'éviter le regard du professeur.
 
Octobre se termine et je ne sors plus de ma maison. Je ne veux plus aller à l'école et ma mère ne comprend pas. Jusqu'au jour ou je crache tout ce que j'ai sur le c½ur. Je ne lui raconte rien en détail. En réalité je ne raconte rien en détail à personne.
 
Maman est choqué et prend rendez vous avec le directeur. Nous y allons ensemble. J'ai l'impression d'être la harceleuse. Je suis traité comme une conne. Ça m'énerve et me rend folle.
 
Il accepte difficilement de me changer de classe. Je ronge mon frein et angoisse à l'idée de retourner en classe et dans quel classe. 3èA.. la classe de ma meilleure amie. Soulagement.
 
Mes amis ne me lâche pas. Ma meilleure amie m'attend devant le portail tout les jours. Elle ne me lâche pas et me tiens la main dans les couloirs pour me rassurer. Quand on Les croises j'ai l'impression qu'elle est un pitbull prête à attaquer. Elle me rassure. Elle veille sur moi.
Quand elle est pas là, ce sont mes autres amis qui prenne le relais.
 
Soudain, dans un couloir, deux filles qui m'ont complètement rejeter s'approche et me font la bise. Je reste choqué.
 
<< Pourquoi tu as changé de classe ? >>
 
Le choque est là. Puis la colère. Les larmes me montent aux yeux et j'ouvre la bouche mais avant même de pouvoir dire un mot mon ami prend la parole.
 
<< Toi tu as vraiment du culot, bouge ton GROS cul de là et laisse nous passé, ce que vous avez fais c'est ignoble. >>
 
Il prend ma main et on passe à côté d'eux sans dire un mot de plus.
 
Je peux compter sur eux et cela me soulage. Pourtant, je vais mal. Encore aujourd'hui je vais mal. Encore aujourd'hui j'ai se traumatisme dans la peau. Je suis moche, grosse... C'est peut être faux... Mais je le crois c'est tout.
 
Tout cela, toute cette histoire je l'a raconte pas pour n'importe quel raison, ce n'est pas pour faire beau sur mon blog non. D'abord c'est pour me soulager. Me soulager de tout ce que j'ai sur le c½ur depuis cette époque. Et aussi pour vous dire que... Avant de faire du mal à quelqu'un pensez à la suite, aux conséquences de tout ça. Ils ont détruit ma vie, ils ont détruit une partie de moi et même si je guérie, une part de moi sera toujours brisée. Alors .. Réfléchissez aux conséquence de vos actes avant de faire quelques choses. Car vous pouvez brisez définitivement une vie.
 
En espérant que ce texte ne passe pas inaperçue.
 
Lily.



 

Tags : Texte 7 - Harcèlement scolaire.

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